Parfois les journées ne semblent pas vouloir finir. Il est quasiment 2 heures du matin et ta tête est toujours aussi active que lors de la finale du défilé Chanel : beaucoup d’images se déroulent devant tes yeux – mais c’est frustrant ET desespérant : une seule image t’obsède – et tu la repasses en boucle dans ta tête. Tu n’auras jamais la possibilité de mettre la main sur ces merveilles - ton banquier te fait déjà les gros yeux à distance.
Et dans le moment présent, ce sont les gros yeux de la vie, de ta cupabilité qui te tiennent eveillée.
Toujours ce syndrôme de la femme parfaite qui se met la pression. Et le souvenir des petites ou grosses erreurs / bourdes / actes manqués (rayer la ou les mentions inutiles) est toujours au rendez-vous quand il s’agit de devoir dormir.
Allez, je tente un essai de remontage express du moral des troupes.
Quoi de mieux pour commencer qu’une tentative d’explication du phénomène ressenti par un interessé lamda. L’insomniaque type donc. Et par extension, ça te touche aussi. Oui, toi, avec tes yeux de cocker et déjà au 12 eme épisode de Sex and the City en blueray dans le lecteur !!!
« Tout est préférable à cet éveil permanent, à cette absence criminelle de l’oubli. C’est pendant ces nuits infernales que j’ai compris l’inanité de la philosophie. Les heures de veille sont au fond un interminable rejet de la pensée par la pensée, c’est la conscience exaspérée par elle-même, une déclaration de guerre, un ultimatum infernal de l’esprit à lui-même. »
Zut, mon générateur de citations-a-propo a dû buguer. Cioran – philosophe pas vraiment positif – est venu mettre sa goute d’eau sur le problème.
Ca y est, il déborde !
Une de mes amies que je consultais sur cet épineux problème avait une conception toute 2.0 du sujet :
« Le fond du problème, la cause de l’insomnie réside dans l’écran, sa reverberation, le fait qu’il te stimule avant le coucher. Le principe de la machine à donner des claques dans « Les nuls passent le bac- mais version PC (ou MAC) ».
Le mythe de Sisyphe de la geekette résiderait donc dans sa capacité à se déconnecter à une heure raisonnable – pour facilier la mise à jour de ses neurones en mode « nuit ».
Un célèbre self-help book va également dans ce sens : dans SPENT de Frank Lipman – sous titré « End Exhaustion and Feel Great Again » (oui, oui je me laisse avoir par les couvertures racoleuses sur Amazon), une des règles fondamentales de notre spécialiste est de tout simplement supprimer toutes les sources électroniques de la pièce dans laquelle on dort – et ce, à partir de 22h * pétante*.
Ce qui signifie : pas de télé dans la chambre, desactivation totale du Wifi de son lieu de vie, iPhone éteint (tiens, depuis combien de temps n’ai-je pas véritablement éteint ce petit ?).
Et c’est là qu’on se rend compte, que l’over-stimulation dont nous sommes les victimes sans le savoir – est un combat de tous les instants. Pas facile de ce couper du…monde.
Courage, le marchand de sable va passer.
Et si cela survient à la lecture de cet article, tant mieux. Toute les stratégies sont bonnes à prendre !