Archive de ◊ octobre, 2009 ◊

27 oct 2009 Bon article sur le Social Web
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http://bokardo.com/archives/relationship-symmetry-in-social-networks-why-facebook-will-go-fully-asymmetric/

Je ferai un résumé en français asap…

27 oct 2009 Entrepreneur wanted

« La principale qualité d’un entrepreneur est sa polyvalence. »

(mon interviewer, ce matin)

Ok, voyons ce qu’on a au compteur (extrait) :

  • je sais manager la rédaction d’une fiche d’évaluation de charges
  • j’ai une spécialisation en Marketing des sex-toys
  • je ne fais pas ma QQ quand on me parle de CMS, CRM, DSI, ERP : je sais de quoi on parle
  • je sais faire des cupcakes (et j’avais même une idée de business là dessus il y a un an – mais aucun « angels » pour m’accompagner – j’ai laissé ça aux copines de cupcakes&co)
  • j’écris des articles et même des nouvelles sur tout (point de vue féminin) et rien (point de vue masculin). Aucune maison d’édition ne s’est engagée pour le moment – bon, d’un côté, il faudrait que je pense à poster la pile de manuscrit qui traîne dans l’entrée.
  • je me suis spécialisée dans la lecture et la synthèse vidéo de bouquins US sur l’internet marketing (Sarah Lacy, Seth Godin, Martin Lindstrom…) dont personne n’a entendu parler (et que je n’ai jamais osé poster).

Reste à trouver le modèle économique et le concept de ma boîte.

25 oct 2009 > Bac + 5. Un frein pour les relations perso ?
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« En fait, je crois que le fait d’avoir fait des études supérieures nous a développé le lobe de la réflexion, nous nous posons des questions théoriques sur tous les aspects de notre vie : sur notre boulot mais surtout sur notre vie perso. Nous entamons des réflexions à tout bout de champs, c’est ça qui nous bloque ».

Nan, ma cousine, 5e année de médecine générale.

On n’aurait pas résolu notre Oedipe que ça ne m’étonnerait pas.

25 oct 2009 14 choses à faire pour se désennuyer au supermarché…

Je suis retombée par hasard en triant mes mails de 2004 (!) sur la liste des choses que peuvent faire les mecs en attendant leur moitié au supermarché.
Et mon fou-rire dure encore.

Enjoy !

01) Prendre 24 boites de préservatifs et les distribuer au hasard dans les différents paniers de clients sans qu’ils s’en aperçoivent.

02) Réglez les alarmes de tous les réveil-matin à 5 minutes d’intervalle chacun.

03) Laissez une trace de jus de tomates dans l’allée menant aux toilettes.

04) Allez voir un employé et dites lui sur un ton sérieux qu’il y a un code 3 dans l’entrepôt.

05) Allez au service clientèle et demandez leur de garder votre sac de M&M’s durant vos courses.

06) Déplacez l’affiche  » Attention – Plancher glissant  » sur un plancher avec tapis.

07) Montez une tente dans le rayon camping et faites y amener un barbecue pour voir l’effet.

08) Quand un employé vous demande s’il peut vous aider, commencez à pleurer et criez:  » Mais laissez moi tranquille, pourquoi vous me harcelez comme ça? »

09) Regardez droit devant la camera de surveillance et comme devant un miroir, regardez dans votre nez si il y aurait pas un petit quelque chose à manger.

10) Promenez vous partout en regardant autour de vous et en fredonnant l’air de mission impossible.

11) Dans tous les rayons, discutez avec votre ami imaginaire pour lui demander si il achèterait tel ou tel article, observez les réactions…

12) Cachez vous près des présentoirs de linge et quand un client vient regarder, dites:  » prenez moi, prenez moi! « 

13) Quand vous entendez une annonce dans les hauts parleurs, mettre les mains sur vos oreilles, se mettre en position du foetus et criez: « Ah non! Pas encore ces voix dans ma tête!! « 

14) Le meilleur surtout…allez dans une chambre d’essayage et crier bien
fort:  » Hey! Y’a plus de papier de toilette ici! « 

11 oct 2009 Un heureux événement. Roman.

Parfois il y a des moments où le choix d’une lecture est à l’inverse de ce que l’on souhaite vraiment. Prenez ce matin. Une balade nonchalante dans mon quartier m’a conduite sur le chemin du retour à passer à la bibliothèque prendre quelques pages avec lesquelles tromper mon ennui. La télé est tombée en panne hier matin et j’ai finalement grand besoin de retrouver le rythme calme de la lecture. Soit.

Quelques récents articles de mes quotidiens préférés sont consacrés à la sortie de « Sépharade », le nouveau roman d’Eliette Abecassis. Je me mets donc en quête de l’allée de auteurs avec un grand A pour tenter de voir si par le plus grand des hasards cette nouveauté était – toujours ou déjà – disponible. J’avais découvert l’écriture de l’auteure dans le roman historique Qumran et mon actuelle curiosité était attisée par le titre « Sépharade », comme la présentation exhaustive d’une culture pourtant terriblement en mouvement mais également parce que le sujet était en rapport avec une partie de ma culture personnelle.

Arrivée à « ABEC », pas de trace de « Sepharade ». 2 ouvrages disponibles. Mon regard se porte sur le premier, à la couverture dorée : « Un heureux événement ». Le regard de l’auteure vous transpercent de ses yeux sombres sur la 4e de couverture – regard profond accompagné d’une citation issue du livre : « Désormais ma vie ne m’appartenant plus. Je n’étais plus qu’un creux, un vide, un néant. Désormais, j’étais mère ».

Je refuse depuis toujours de lire des livres sur la Maternité, fuyant ce qui me paraît absolument hors de ma portée. heureuxEL’ouvrage s’ouvre sous mes doigts à la page 18 : « Après mûre réflexion, j’ai noté dans mon carnet les (…) bonnes raisons de faire un enfant. (…) Par Amour, par Ennui et par Peur de la Mort ». » Et puis quelques pages plus loin : « La vie est un chaos dans lequel certains s’évertuent à mettre un peu d’ordre : les seules qui n’ont pas peur du corps, qui n’ont pas la vie en horreur s’appellent les médecins. Les autres mortels se réfugient dans l’illusion que la vie est spirituelle et que la naissance est amour ». Et si pour une fois, je m’autorisais à déroger à ma règle, que je me plongeais dans ce sujet tabou et que je tentais de comprendre un point de vue ?

Barbara et Nicolas s’aime, d’une passion folle. Il décide du jour au lendemain d’avoir un enfant. Dès que départ, je sens que l’histoire personnelle de l’auteur transparaît à chaque ligne. Enfin une version de la grossesse et des premiers mois qui ne respirent pas l’ambianceasseptisée et idyllique des publicités pour les couches ou les laits pour bébé. Eliette Abecassis parle avec une sincérité teintée de cynisme de cette période de la vie d’une femme mais également de la vie du couple, de son évolution, de sa révolution fatalement (ou pas) apportée par la naissance d’un enfant.

Je me prends à penser au fil des pages : comment font mes amies pour sauvegarder leur couple avec l’arrivée d’un enfant ?

L’auteure mène le point de vue que j’ai sur la maternité – avouons-le pas très positif – jusqu’au milieu du livre. Puis le récit évolue, non pas sous l’impulsion première du personnage principal mais de son entourage : « Le couple est appelé à changer dès lors qu’à la naissance d’un enfant, une femme devient mère et qu’un homme doit prendre la place du père. L’enfant qui arrive dans une famille remet en cause son équilibre, cette arrivée fait évoluer aussi les rôles des membres de cette famille, c’est une ouverture par rapport aux impasses, aux répétitions morbides, une arrivée qui est une porte qui s’ouvre, et qui ne doit pas être une porte qui se ferme. ».

On rencontre Barbara amoureuse. On la voit sombrer dans le désespoir de n’être plus qu’une mère. On souffre et on suit l’évolution psychologique de cette nouvelle femme qui se (re)construit et qui comprend que sa maternité l’a aussi révélée humaine, fragile mais étonnamment consciente de la vie. « Tout d’un coup, j’eus une nausée, une nausée intense, qui me donna envie de me jeter par terre. Quelque chose de profond qui montant en moi sans me lâcher. Le sentiment de l’existence même, d’être en dehors de soi ? Oui, c’est ça, j’existais. »

Eliette Abecassis

Pour vous mettre davantage l’eau à la bouche….

Ce que j’ai également bien aimé chez Eliette Barbara, c’est qu’elle lit ELLE, qu’elle avoue qu’elle dévore les « Spécial Régime » tout comme les falafels de chez MiVaMi  et les tartes du « Loir dans la théière » dans le marais. Beaucoup d’humour aussi, avec un succulent passage où la belle mère (BM), envahissante,  apporte une carpe vivante dans la baignoire de l’héroïne, en prévision d’un savoureux (?) Gefielte Fish.

Eliette Abecassis. Un heureux événement. Roman chez Albin Michel. 223 pages.
Crédit photo : Kai Jünemann.